Fête nationale acadienne (2/2)

Paf, quelques heures avant d’avoir une semaine de retard. Petit compte-rendu de cette deuxième étape de la fête de l’Acadie. C’était donc le 14 août, à Rollo Bay, au Pavillon de l’Est, qui héberge une bibliothèque, un centre de la petite enfance, une (mon) école, primaire et secondaire, et le Centre Acadien et Francophone de l’Est (Cafe), donc à peu près tout le monde francophone dans l’Est de l’île.

Le milieu francophone a un profil assez différent selon les régions : en Évangéline, quelques milliers de personnes parlent le français comme langue maternelle, c’est la seule région historiquement francophone à l’être restée. A Charlottetown, ce sont principalement des CFA (come from away… quel que soit le away d’ailleurs : away, c’est tout ce qui n’est pas l’île) ou des personnes d’Évangéline qui se sont rapprochées du principal centre urbain de l’île. La situation est similaire à Summerside. Dans l’Ouest (Tignish), le Nord (Rustico) et dans l’Est (Souris), les communautés historiques acadiennes ont été fortement anglicisées, mais elles sont désireuses et fières de promouvoir la langue de leurs ancêtres. C’est de ce désir que sont nées il y a une vingtaine d’années les 5 écoles françaises de l’île (en plus de l’école Évangéline, qui date de 1960), au terme d’un combat judiciaire qui a mené deux mères, Noëlla Arsenault et Madeleine Costa, jusqu’à la cour suprême du Canada. Depuis lors, le français y revit.

Pour éviter de se marcher sur les pieds, les six centres (Tignish, Abram Village, Summerside, Rustico, Charlottetown et Rollo Bay donc) organisaient chacun une fête à un moment différent. C’est qui nous a permis de participer à deux d’entre elles.

Première partie : de nouveau nos amis mi’kmaq. Héloïse a même pu participer à une danse !

Tout à droite, c’est ma classe !

Deuxième partie : repas acadien ! Rapure, pâté acadien, et gâteau aux couleurs de l’Acadie.

Troisième partie : premier concert du chanteur néo-brunswickois installé à l’île Mario « Fayo » LeBlanc. Il chante en chiac, ce qui le rend parfois difficile à suivre.

Z’avez vu le drapeau belge en haut à droite ? Dans chaque école, on affiche le drapeau du pays d’origine de chaque élève (de l’enseignant dans ce cas précis !).

Quatrième partie : le clou de la soirée. Vishtèn ! C’est la deuxième fois cet été que j’ai l’occasion de voir ce groupe en concert. Et toujours la même impression : quelle énergie, quel enthousiasme, quel dynamisme ! Il ne leur faut pas plus de quelques secondes pour convaincre la salle. Dès les premiers accords, on est subjugué et emporté par leur rythme effréné. Et ça ne s’arrête qu’avec la dernière note.

On a de la chance, sur notre petite île, d’avoir un groupe folk de cette dimension. Feu mon instituteur, Raymond K., en était fan. C’est lui qui me l’avait fait découvrir lors d’une de leur tournée européenne, où il s’était arrêté à Liège. Je ne peux pas m’empêcher d’avoir une pensée émue pour lui chaque fois que j’entends parler d’eux.

Raphaël n’en pouvait plus de danser !

Terre Rouge.

Lors du premier concert, le 4 juillet :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *